Mardi 5 mai 2009 à 21:54

Une page se tourne. Définitivement. Le mois d'avril restera probablement pour moi la date d'un virage, de la même manière que la rentrée  de 2008 était un changement de taille dans tous les domaines de ma vie ; et c'est le soir même qui nous mène au 1er mai que tout se dénoue. En écoutant Mamma Mia, je me rends compte que cette musique restera à tout jamais liée à ces six derniers mois, à cet entre-deux que j'avais bien voulu, à ces découvertes, à ces inconséquences ; entre-deux auquel le dernier mois a mis fin.

Un étrange pincement au cœur quand je repense à tout ce qui s'est passé, et comme quoi finalement, l'histoire se répète inlassablement, malgré tout ce qu'on peut tenter de faire pour l'éviter. L'histoire se répète, les mots aussi, les gestes souvent. Mais bien sûr, ce ne sont pas tout à fait les mêmes mots ni les mêmes gestes ; juste un air de famille, parfois dérangeant, mais qui ne peut s'éviter. L'histoire se répète mais les rôles tournent.

Cela dit, tout en ne faisant pas du passé table rase, refermons ce chapitre qui s'achève pour entamer celui qui s'annonce déjà. Et tant pis si on ne peut être sûr de rien dans ce bas monde. 


 

Ce blog, mes chers amis, termine ici sa vie. Plus de deux ans de bons et loyaux services, à faire office de défouloir sentimentalo-politico-psychologico-préparationnaire, parfois de moyen de communication, d'autres fois de coup d'essai pour diverses productions sans grand intérêt au final.

Un autre ouvrira peut-être un peu plus tard. Le temps que je retrouve mes esprits de ces mouvements dans ma cervelle un peu agitée, que je sache vraiment ce que je voudrais en faire, que je reprenne ma plume, tout simplement.

Pardon pour les coups de gueule, les articles inutiles et inintéressants, les tribunes politiques sans talent, les déballages sur la place publique, les lyrismes bisounours que je ne pouvais pas m'empêcher d'écrire. Je ferai mieux la prochaine fois, c'est promis.



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Vendredi 10 avril 2009 à 23:10


Il y a des moments comme ça qui sont tout simplement magiques...


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Paris, le printemps, les cerisiers en fleurs, quelques daifuku en main, Vivaldi ou les Dire Straits en fond sonore... Que demander de mieux ?


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Mardi 31 mars 2009 à 2:17



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Ecoutez l'histoire d'une âme perdue, errant dans le brouillard de ses pensées. Femme ou homme, qu'importe ? elle errait, voilà tout. 

Elle traversait des contrées étranges, floutées par ces parcelles de pluie et de buées qui ne la quittaient pas. Malgré tout, elle entrevoyait des contrées superbes, juste à portée de main ou au contraire rendues inaccessibles par un rempart venu de nulle part. 

Un jour, elle parvint dans un palais, ou plutôt ce qui lui semblait être un palais. De hauts murs, plus hauts qu'elle ne pouvait  voir, quelques fenêtres, une porte. Elle la poussa timidement. La porte lui sembla lourde, reluisante, ou était-ce l'eau qui, goutellette par goutelette, conférait aux reliefs ouvragés des battants un aspect aussi étincelant  ? Elle entra et vit une salle toute d'or, d'argent et de pierreries, telle qu'elle n'en avait encore jamais vue. L'obscurité et le brouillard se dissipèrent d'un coup et elle vit que ce n'était pas qu'un mirage attirant, mais une réalité bien concrète. Pour la première fois, elle vit.

Le palais ne s'arrêtait pas là. De la pièce où elle se trouvait, partaient trois corridors fermés par des portes un peu plus légères que la première qu'elle avait eu à pousser.
La première menait vers un couloir très simple, dépouillé et sans superflu ; sans embuche, il était  strictement droit, un peu sombre mais la bougie qu'elle avait à la main lui suffisait amplement pour voir où elle mettait les pieds. Elle pouvait s'y engager, rien ne l'en empêchait, mais elle trouva ce couloir, bien que sûr, un peu trop triste, un peu trop solitaire.
Elle poussa alors la deuxième porte, mais eut cette fois à défaire elle-même le verrou qui la bloquait ; s'ouvrit alors un passage plus tortueux, plus escarpé, mais plus excitant. Des candélabres lui éclairaient le chemin qui menait vers divers escaliers, tous aussi séduisants les uns que les autres : l'un était tendu de draperies moirées, l'autre de soie blanche, un autre enfin admirablement sculpté. Elle n'en voyait pas la fin et il lui paraissait que ce couloir promettait d'avantage de surprises, bonnes ou mauvaises ; plus dangereux, mais incomparablement plus passionnant.
Elle allait s'engager dans cette voie, avant de se diriger vers la troisième porte, par acquis de conscience. L'ouvrant sans difficulté, elle se trouva devant un corridor qui était la continuité de la salle où elle se trouvait déjà : splendide, lumineux, l'image même de tout ce dont elle rêvait, des miroirs se reflétant les uns dans les autres à n'en plus finir. Tout y était beau, sans surcharge, simplement et magnifiquement arrangé ; ce passage avait l'air de s'allonger à perte de vue, légèrement sinueux. Charmée, l'âme fit un pas, mais butta contre une barrière fermée de l'intérieur. Elle eut beau faire, elle ne parvint pas à l'ouvrir ; si elle voulait entrer, elle devait attendre que quelqu'un, de l'autre côté, finisse par la voir et lui prête la clef salvatrice.

Le brouillard retomba et à nouveau, sa vue se brouilla. Elle ne sut plus où elle était, ce qu'elle faisait : était-elle devant la deuxième porte et devait-elle s'y engager ? ou devait-elle au contraire attendre devant la troisième porte, devant la barrière qui lui bloquait l'accès à un passage aussi rêvé, aussi enchanteur ? Le monde tournait, tournait autour d'elle, le palais s'effaça, et l'âme perdue se retrouva devant une porte bien banale, bien ordinaire, celle de sa propre conscience.
 

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Vendredi 27 mars 2009 à 16:36

http://img140.imageshack.us/img140/9448/petitshommesbw5.jpgPetits hommes, Seron

Pétage de plomb. Vous savez ce que c'est, on passe une matinée plutôt calme à se donner bonne conscience en travaillant, à sourire aux gens, avec pour seul moment de répit, une conversation autour d'un thé où on n'a plus besoin de faire semblant que tout va bien. Et puis un début d'après-midi tranquille également, à regarder autour de soi les gens qui bougent et s'agite, ronchonnent dans leur coin parce que la queue dans le magasin n'avance pas assez vite. Les gens m'insupportent aujourd'hui, sans doute est-ce de ma faute, recroquevillée sur mes soucis au fond sans grande importance.

Alors bullshit, papillon rouge, truffe au champagne et idéologie, papillon dort, sabre laser, printemps nouveau, or missile, carilloneur et papier blanc. Mes neurones se révoltent : c'est la révolution ! Halte aux pensées qui bougent partout, elles dérangent tout l'agencement patiemment constitué, si fragile. Révolution ! Pouvoir aux idées simples ! elles au moins se tiennent tranquilles. Et quand on vous dit que quelque chose n'est pas raisonnable, obéissez ! quand on vous dit que quelque chose est voué à l'échec et s'enfoncera de plus en plus profondément dans la chair frêle comme dans les connexions synaptiques, arrêtez vous net ! Un geste et je tire !

Allons, allons, calmons-nous. Calme cool zen, comme dirait l'autre. Posons-nous un masque pour quelque temps encore, avant le Grand Schisme. Qu'y a-t-il au fond ? quelques petites pensées rebelles ? elles seront vite matées... ou pas. Et si elles ne le sont pas, et bien, elles prendront le pouvoir jusqu'à ce qu'un séisme les ravage. Un séisme qui leur montrera qu'elles sont bien vaines, bien illusionnées, et qu'il ne suffit pas de rêver pour que le rêve devienne réalité.

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Jeudi 26 mars 2009 à 10:18

I'm just the pieces of the man I used to be
Too many bitter tears are raining down on me
I'm far away from home
And I've been facing this alone
For much too long
I feel like no-one ever told the truth to me
About growing up and what a struggle it would be
In my tangled state of mind
I've been looking back to find
Where I went wrong

Too much love will kill you

If you can't make up your mind
Torn between the lover
And the love you leave behind
You're headed for disaster
'cos you never read the signs
Too much love will kill you
Every time

I'm just the shadow of the man I used to be
And it seems like there's no way out of this for me
I used to bring you sunshine
Now all I ever do is bring you down
How would it be if you were standing in my shoes
Can't you see that it's impossible to choose
No there's no making sense of it
Every way I go I'm bound to lose

Too much love will kill you
Just as sure as none at all
It'll drain the power that's in you
Make you plead and scream and crawl
And the pain will make you crazy
You're the victim of your crime
Too much love will kill you
Every time

Too much love will kill you
It'll make your life a lie
Yes, too much love will kill you
And you won't understand why
You'd give your life, you'd sell your soul
But here it comes again
Too much love will kill you
In the end...
In the end.

Queen, Too much love will kill you.

Que dire après ça sauf... "It's a beautiful day", isn't it ? Well...

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