Les rangements sont souvent des prétextes pour fouiner dans des souvenirs, un passé qu'on a parfois oublié ou qu'on voudrait bien effacer de sa mémoire, en vain. Les vieux papiers sont les témoins inébranlables de ces moments qui ont tant compté.
C'est ainsi que l'on retombe parfois sur des journaux intimes, vieux de 13 ans parfois, et qui se succèdent, année après année, sous des formes différentes, des formats variés et farfelus, mais renfermant toujours la même naïveté. C'est ainsi que l'on lit une petite fille de 5 ans à peine parler dans son journal des "flammes de l'amour qui [lui] donnent envie de pleurer" (sic!) comme elle l'a sans doute entendu dans une série stupide passant à 15h sur TF1 ; où alors on retrouve les émois religieux de la même petite fille 3 ou 4 ans plus tard, qui pousse le mysticisme jusqu'à se dessiner priant devant une grande croix, en pleine affliction parce qu'elle est loin de sa soeur bien-aimée. Effacez moi cette petite enfance, heureuse et comblée, mais qui ne me ressemble plus en rien ! La petite fille a grandi, est restée romantique mais avec - on l'espère pour elle... - moins de mièvrerie et un peu plus d'originalité ; elle est devenue presque du jour au lendemain athée et rationaliste convaincue réfléchissant sur le pourquoi de ces croyances étranges, malgré un fond de religiosité qui ressurgit parfois de manière inattendue.
Ces redécouvertes relativisent beaucoup de choses : les choix, les émotions, que l'on transcrit au fond toujours de la même manière, de cette écriture un peu convenue, trop faible pour exprimer ce que l'on ressent vraiment et qui se répète pourtant si souvent. Tout cela contribue à un peu plus de calme dans une petite tête ridiculement perturbable.
C'est ainsi que l'on retombe parfois sur des journaux intimes, vieux de 13 ans parfois, et qui se succèdent, année après année, sous des formes différentes, des formats variés et farfelus, mais renfermant toujours la même naïveté. C'est ainsi que l'on lit une petite fille de 5 ans à peine parler dans son journal des "flammes de l'amour qui [lui] donnent envie de pleurer" (sic!) comme elle l'a sans doute entendu dans une série stupide passant à 15h sur TF1 ; où alors on retrouve les émois religieux de la même petite fille 3 ou 4 ans plus tard, qui pousse le mysticisme jusqu'à se dessiner priant devant une grande croix, en pleine affliction parce qu'elle est loin de sa soeur bien-aimée. Effacez moi cette petite enfance, heureuse et comblée, mais qui ne me ressemble plus en rien ! La petite fille a grandi, est restée romantique mais avec - on l'espère pour elle... - moins de mièvrerie et un peu plus d'originalité ; elle est devenue presque du jour au lendemain athée et rationaliste convaincue réfléchissant sur le pourquoi de ces croyances étranges, malgré un fond de religiosité qui ressurgit parfois de manière inattendue.
Ces redécouvertes relativisent beaucoup de choses : les choix, les émotions, que l'on transcrit au fond toujours de la même manière, de cette écriture un peu convenue, trop faible pour exprimer ce que l'on ressent vraiment et qui se répète pourtant si souvent. Tout cela contribue à un peu plus de calme dans une petite tête ridiculement perturbable.
Deviantart, azheth


