Dimanche 28 décembre 2008 à 23:30

Les rangements sont souvent des prétextes pour fouiner dans des souvenirs, un passé qu'on a parfois oublié ou qu'on voudrait bien effacer de sa mémoire, en vain. Les vieux papiers sont les témoins inébranlables de ces moments qui ont tant compté.

C'est ainsi que l'on retombe parfois sur des journaux intimes, vieux de 13 ans parfois, et qui se succèdent, année après année, sous des formes différentes, des formats variés et farfelus, mais renfermant toujours la même naïveté. C'est ainsi que l'on lit une petite fille de 5 ans à peine parler dans son journal des "flammes de l'amour qui [lui] donnent envie de pleurer" (sic!) comme elle l'a sans doute entendu dans une série stupide passant à 15h sur TF1 ; où alors on retrouve les émois religieux de la même petite fille 3 ou 4 ans plus tard, qui pousse le mysticisme jusqu'à se dessiner priant devant une grande croix, en pleine affliction parce qu'elle est loin de sa soeur bien-aimée.
Effacez moi cette petite enfance, heureuse et comblée, mais qui ne me ressemble plus en rien ! La petite fille a grandi, est restée romantique mais avec - on l'espère pour elle... - moins de mièvrerie et un peu plus d'originalité ; elle est devenue presque du jour au lendemain athée et rationaliste convaincue réfléchissant sur le pourquoi de ces croyances étranges, malgré un fond de religiosité qui ressurgit parfois de manière inattendue.

Ces redécouvertes relativisent beaucoup de choses : les choix, les émotions, que l'on transcrit au fond toujours de la même manière, de cette écriture un peu convenue, trop faible pour exprimer ce que l'on ressent vraiment et qui se répète pourtant si souvent. Tout cela contribue à un peu plus de calme dans une petite tête ridiculement perturbable.

http://behindthewall.cowblog.fr/images/BurntJournalbyazhketh.jpg          Deviantart, azheth
                                                    

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Vendredi 26 décembre 2008 à 12:27

La bûche a à peine été mangée qu'il convient déjà de faire un bilan. L'esprit jamais en repos n'arrête pas de tournoyer alors qu'il devrait se plonger dans l'histoire de l'institution pharaonique. Un bilan donc. De cette année 2008 qui s'achève, goutte par goutte, heure par heure, chacunes à l'image de cette période exceptionnelle à tous points de vue qui a vu naître et mourir tant de rêves, de désirs, de craintes. Des prises de conscience diverses et variées, de prises de liberté et d'indépendance, des prises de pouvoir sur soi-même, sur les autres, par les autres, des prises de contacts, des prises de distance. Arrêtons là. 

Une année de transition, au moment où je fêtais la fin de ma 18e année, le début de ma 19e. Je le savais, cette année de majorité ne serait pas banale : un passage d'une vie à une autre, d'un état à d'autres états. Une impression peut-être de retour en arrière : les vacances de Noël se suivent et se ressemblent parfois. L'impression d'avoir grandi, mais pas encore assez pour maîtriser ce qui se passe en moi et l'accorder à des actes réfléchis, mûrement réfléchis.

J'ai déjà dit que je réfléchissais trop ? que je stressais trop ? je crois qu'il m'est déjà arrivé de le mentionner.

Armée d'un appareil photo pour 2009, je vous préviens, vous n'y échapperez pas. Comme un témoin du temps qui passe et ne reviens pas (ça y est, je fais dans les clichés... c'est logique), de la jeunesse que je découvre sous un autre jour. Vos sourires et vos rires mêlés aux miens, étrange sensation.


http://behindthewall.cowblog.fr/images/P1000025.jpg

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Mardi 23 décembre 2008 à 14:32


Grrrr... je déteste les gens qui ne répondent pas au téléphone. Trois d'un coup, ça commence à faire beaucoup. Le tout dans une campagne paisible de Normandie où je dois me mettre au travail avec un enthousiasme délirant.

Bon, en tout cas, que ceux qui se reconnaitront, mais ne passeront probablement pas sur ce blog de sitôt, regardent leur portable ou leur boîte mail, j'ai l'impression d'être la seule geek parmi tous ces gens.


Sur ce, bonne bûche, bons marrons glacés, bonne dinde, et à bientôt.


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Dimanche 21 décembre 2008 à 14:53

Que de mouvements en ces premiers jours de vacances... tellement que ce blog sort de son mutisme à présent habituel. 

Deux, trois soirées en une,
des éclairs fulgurants qui se transforment en halo de lucidité, des tourbillons de vapeurs, de musique, de paroles qui se transforment en assurances. Et malgré des émerveillements, les mêmes questions qui reviennent toujours, quand bien même on connaît la vieille rengaine qui à chaque fois nous happe et nous engloutit avant de nous restituer, transformés.

Beaucoup de premières fois, d'étonnements : première alarme incendie au milieu d'une soirée, première soirée de Noël, premier concert, première nuit blanche (ou presque), premiers déchirements prévus. Le tout avec en fond sonore de la musique parfois affreusement mauvaise, parfois terriblement dansante,  parfois d'une pureté et d'une justesse incomparable : les journalistes du Monde ne rendent pas justice à ces instants où une voix chaude porte une musique simple mais recherchée et des paroles faisant vibrer une salle de 3723 personnes.



Et au milieu de tout ça, comme une marche discontinue dans une ville trop connue.
Les mêmes obstacles surviennent aux mêmes moments. Alors qu'on arrive à un carrefour, une rue en sens unique, une autre trop passante, nous détournent de notre chemin initial. On se retrouve dans la petite ruelle sombre qu’on voulait éviter mais 'esprit artificiellement troublé peine déjà à trouver son chemin et à franchir les barrages .

L'honnêteté nous force à rappeler que plusieurs routes ne peuvent être suivies en même temps. Ne pas s'engager dans une rue trop bancale - ou trop sure.


http://www.musicbabylon.com/files/Tracy_Chapman.jpg

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Mardi 2 décembre 2008 à 22:20

Dieu sait que j'adore ce que je fais, Dieu sait que c'est ce dont j'ai toujours rêvé : pouvoir lire, apprendre, sortir, le tout en même temps. Expérimenter tout ce dont je n'avais auparavant aucune idée.

Mais vivement que ça s'arrête un peu, ce tourbillon d'images, de paroles, de savoirs. Me poser, ne plus continuellement voir 40 tête différentes par heures. Que je voie ma vie avec un peu de recul, que j'arrête d'osciller entre l'enthousiasme le plus délirant et la déception envers moi même la plus profonde. 

Ne vous inquiétez pas si je fais un peu l'huitre ces prochains temps (en plus, on arrive en période de fêtes, ça tombe bien...)


http://www.cuisinedesbasques.com/images/LES_HUITRES/HUITRES_BELLE.jpg

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